Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Ally Coulibaly a salué, le 24 juillet 2020, au cours de la cérémonie d’hommage de la Nation à l’ancien Premier Ministre Seydou Elimane Diarra, la réussite de vie d’un homme exceptionnel, d’un grand serviteur de l’Etat.
C’était en présence du Président de la République Alassane Ouattara, des présidents d’institutions, des membres du gouvernement, d’élus et des corps constitués.
« L’avalanche de louanges que anonymes comme célébrités déversent, à juste titre, sur le Premier Ministre Seydou Elimane Diarra depuis sa disparition, attestent en ces heures de deuil de la réussite de vie phénoménale qui a été la sienne, eu égard à ses nombreux mérites et qualités », a-t-il relevé dans son oraison funèbre.
Ally Coulibaly a souligné que l’illustre disparu s’est évertué toute sa vie durant à répondre à tous les appels de la Nation chaque fois que celle-ci se trouvait au creux de la vague. Ce fut le cas, notamment avec la transition militaire, après le coup d’Etat de décembre 1999, le Forum de la réconciliation nationale, ou encore avec le gouvernement d' »union nationale » mis en place après l’Accord de Linas-Marcoussis (France) en 2003, etc.
Pour conclure, le ministre des Affaires étrangères a salué un homme libre, de consensus, sans attache politique, mais qui pouvait se prévaloir de l’amitié, du respect et de la considération de tous les leaders politiques de l’époque.
Un défilé militaire suivi de la remise du drapeau de l’Etat à sa veuve Josiane Diarra ont mis fin à cet hommage de la Nation.
Seydou Elimane Diarra est décédé à Abidjan le 19 juillet dernier à l’âge de 87 ans. Il a été Premier Ministre de décembre 1999 à octobre 2000, puis de février 2003 à décembre 2005.
SOURCE: FratMAt

L’ancien premier ministre de Côte d’Ivoire, Seydou Diarra, est mort, dimanche 19 juillet, à Abidjan à l’âge de 87 ans, a annoncé la Radio-Télévision ivoirienne.
Originaire du Grand Nord musulman, il incarne l’histoire politique de son pays, ses ombres comme ses rutilances. Il fut le chef du gouvernement sous la transition militaire dirigée par le général Robert Gueï, après le coup d’Etat de Noël 1999, jusqu’à octobre 2000.
Puis il redevint premier ministre de février 2003 à décembre 2005, dans le gouvernement d’union nationale mis en place après l’accord de Linas-Marcoussis, censé mettre un terme à la crise ivoirienne. Cette crise a éclaté en 2002 quand une rébellion a pris le contrôle de la moitié nord du pays, après une tentative de coup d’Etat ratée contre le président Laurent Gbagbo.
Destin lié à la France
Comme tous les dirigeants ivoiriens de sa génération, Seydou Diarra, boursier à La Rochelle et ingénieur agronome issu de l’Ecole nationale supérieure de Montpellier, qui plus est marié à une Française, a son destin lié à la France. Durant la crise identitaire de son pays, il fut l’Ivoirien le plus écouté à Paris. En effet, c’est lui qui a « inspiré » le fil conducteur pour la table ronde de Marcoussis, à laquelle il a participé en qualité de « sage », au côté du facilitateur Pierre Mazeaud.
A la fin de sa carrière, Seydou Diarra avait été nommé par l’actuel président ivoirien, Alassane Ouattara, premier président de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance, de 2013 à 2015.
Le Monde avec AFP

































